Le Miroir du Merveilleux suivi par Le Merveilleux Pierre Mabille Préface et appareil critique par Emmanuel Bauchard Éditions Fage
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Le Miroir du Merveilleux
Suivi par Le Merveilleux
Pierre Mabille
Préface & appareil critique par Emmanuel Bauchard
Éditions Fage
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Œuvre de renom dans l’heure pleine de la lumière, « Le Miroir du Merveilleux », suivi par « Le Merveilleux » est une référence littéraire et le prestige éditorial.
Le surréalisme en apogée.
Pierre Mabille est le passeur d’un univers inépuisable.
L’épopée de l’ultime dont « Le Miroir du Merveilleux » a vibré pour la première fois en 1940.
« Le Merveilleux » en 1945. Ainsi a-t-il voulu honorer le surréalisme. Quête abstraite, où quatre-vingts textes guident le lecteur dans une déambulation mirifique.
Paul Éluard, son complice jusqu’à la rupture du surréalisme pour lui-même lui a écrit :
« J’ai hâte de vous voir, de vous parler, de vous dire quel enchantement votre livre est pour moi, d’un bout à l’autre lu et relu, chaque soir et qui me donne le besoin et la possibilité d’écrire. »
« Pierre Mabille propose au surréalisme la résolution d’une nouvelle antinomie, entre inconscient individuel et collectif. »
« La similitude des êtres et des choses, leur mesure commune dans l’unité fondamentale du monde. »
La préface et appareil critique par Emmanuel Bauchard est une conférence dont d’aucuns ne peuvent ignorer la maîtrise et la parfaite connaissance de Pierre Mabille et toute l’idiosyncrasie d’une éthique qui puise sa matière dans le noble des psychologies. Le pouvoir ici, est le Graal.
Collecteur de textes cultes, aux mille chemins, la révélation philosophique de tout ce qui invisible et transcendé.
Deux livres siamois, la précision tirée au cordeau, dans la splendeur, la gloire, d’une effusion singulière. Un état pur, la traversée du miroir dans la détermination qui prononce l’invincible.
Des notes en bas de page, la prodigalité des intelligences. Percevoir au-delà de la multitude des contenus et énoncés, l’intérieur de l’intérieur.
« Les voyages de Mabille semblent avoir ainsi constitué autour du merveilleux une intense émulation poétique et artistique, attestée par les rares traces archivistes issues de ses rencontres et l’héritage conceptuel prégnant laissé par « Le Miroir du Merveilleux. »
Que dire des pensées stimulantes, paraboliques d’André Breton :
« Les rideaux qui n’ont jamais été levés
Flottent aux fenêtres des maisons qu’on construira…
Les êtres qui me font signe sont séparés par des étoiles
Et pourtant la voiture lancée au grand galop
Emporte jusqu’à ma dernière hésitation
Qui m’attend là-bas dans la ville où les statues de bronze et de pierre ont changé de place avec les statues de cire.
Banians banians. »
L’histoire cosmopolite, la mémoire de la spiritualité, la mappemonde du merveilleux, la puissance évocatrice d’un ouvrage perpétuel. Sa densité est indicible.
Le Savoir entre nos mains. Les clefs pour affronter les vents mauvais, le Merveilleux est une marche dans le labyrinthe des intériorités. La lucidité des démarches pour renaître à soi-même.
« Là où se sont installées les dictatures policières, là où règne cette autre dictature qui est celle de la faim, il n’est plus question de choisir des remèdes, mais d’obéir, de subir.
L’évasion dans le merveilleux est la seule libération possible. »
La narration du monde. Le réconfort intense d’une philosophie qui recèle de beauté métaphysique.
La traversée de la vie avec vue sur une multitude d’univers.
Publié par les majeures Éditions Fage.
E. L.