Théorie du coyote Éric Pessan Éditions La clé à molette
/image%2F0405298%2F20250423%2Fob_92bb69_img-20250307-152350.jpg)
Théorie du coyotte
Éric Pessan
Éditions La clé à molette
/image%2F0405298%2F20250423%2Fob_84b6f3_img-20250307-152350.jpg)
La plus belle des partitions .
Un manifeste absolu.
Un talent rare orne « Théorie du coyote ».
D’urgence, sociétal, engagé, érudit, le constat de la somme culturelle dans toute son idiosyncrasie.
Cet ouvrage de référence est le point d’appui de la culture avec un C majuscule.
Éric Pessan, tel un anthropologue est en mission.
Pas n’importe laquelle. Mais celle qui va tisser toutes ses observations.
Invité en résidence culturelle à Montbéliard et ses alentours, il va rassembler l’épars.
Ne rien laisser au hasard. Dans une langue sincère, professionnelle, intime, et passionnée, promise à l’affranchissement, sans distance.
L’heure pleine et bénéfique d’écrire « Théorie du coyote ».
L’adage ou la maxime, l’éthique allouée, didactique, d’inclusion, et au plus près de la vérité.
Ce pourrait être une enquête, les sciences-humaines en apogée. Tout prend sens et insistance.
Les réflexions sont opératives. Tel un combattant qui s’élance vers tout ce qui représente la culture. Comment les gens ressentent une statue posée sur une place dans un village.
Quelles sont les manifestations constantes ou éphémères. Les catégories sociales ne sont pas forcément démontrées. Ici, c’est la juste vérité presque journalistique et absolument concrète qui s’élève dans une rare intelligence et une intuition quasi innée.
Éric Pessan connaît toutes les régions de France, l’heure des trains, les classes enfantines curieuses et assoiffées de savoir.
Il est modeste et humble, lecteur de jour et de nuit, modeste et humble et le regard vaste d’une belle humanité.
Ce texte est certifié, garanti et bénéfique pour tous.
Un barrage où l’eau vive est retenue. Plus rien ne compte d’autre pour le lecteur que de s’abreuver dans les savoirs, les expériences animées d’un passeur du verbe.
Éric Pessan délivre un plaidoyer finement politique. Nécessaire, dans cette subtilité d’une théorie du coyote.
« Je suis venu à Montbéliard pour écrire et je peine à me désencombrer d’un coyote. »
Le bienfait de ce séjour en résidence devenu une planche de salut. Mais Éric Pessan est inquiet. Pour eux et nous et lui, les budgets fondent comme neige au soleil. Tant la culture est mise à mal. Serait-ce l’heure du combat, de briser les aprioris. Le danger semble omniprésent. Ce texte est une ode à la culture. Un trésor aux nombreuses descendances.
Un phare pour se guider dans les tempêtes les plus tumultueuses d’une nation qui se meurt par des mauvais choix.
La politique est une hache qui coupe l’arbre vénérable. Et pourtant : « La culture est un glissement vers l’autre.Un rapprochement. On est inutile si on est seul, si on possède une culture qui ne permet aucun partage. La culture n’est pas qu’intellectuelle. Il y a une culture de la sensibilité. »
« Théorie du coyote » un récit de multitude à chaque page. L’œuvre Graal, « la littérature, c’est tomber amoureux dans un train d’une femme qui vous voit lire Don Quichotte et engage la conversation pour savoir pourquoi vous lisez cette traduction en particulier et pas une autre. »
Éric Pessan est un posture de mimétisme au plus près des habitants. Il devient le socle, celui qui rassemble, fédère, porte-voix d’une région, de la France, qui a du mal avec la culture. Elle est tellement dénigrée. Bouc-émissaire des budgets.
Il collecte les conversations, enquête, analyse, veut comprendre les diktats et comment une région vit sa culture, répand les arts, les émotions, les pierres et les angles. Les petits élèves qui écoutent, notent et retiennent et changent ce qu’ils viennent d’apprendre en éveil et en ressource. L’incommensurable bonheur de la littérature.
Le livre passerelle, fronton d’une république qui élève ses enfants.
Ici, s’élève la noble posture d’un homme de terrain. Il est l’édifice, rien n’échappe à sa vue.
Ce texte est une boussole pour demain, un bel escompte hyperbolique du futur.
Luxuriant, passionnant, vivifiant, il est une conférence à ciel ouvert.
« Que serait notre vie sans culture ?
Que serait notre vie sans cinéma ?
Que serait notre vie sans un seul livre ?
Ou pire : que serait notre vie avec un seul livre dont la lecture serait imposée à toutes et tous par un état ou une religion ?
Que serait notre vie sans musique ? sans art ? sans théâtre ? sans danse ? sans bande dessinée ? sans sculpture ? sans peinture ? sans dessin ? »
« La culture est donc un rapport de force. »
Éric Pessan dans sa résidence a ouvert les portes pour nous. Cet essai précieux, ce documentaire devenu devrait être lu dans tous les antres culturels et les universités.
Forger l’humain, lui apprendre à se méfier, sans culture, nous sommes condamnés.
« La culture est une terre ferme sous nos pieds. » « La culture est une joie dynamique. »
Le rayonnement de la démocratisation de la culture.
Éric Pessan vient de mettre au monde un livre blanc. À vous d’en prendre soin.
Publié par les majeures Éditions La clé à molette.
E. L.