Tentative de lutte contre l'infini quadrillage du monde Thomas Pourchayre Éditions Abstractions
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Tentative de lutte contre l'infini quadrillage du monde
Thomas Pourchayre
Éditions Abstractions
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« On s’éloigne en ralentissant.
De loin, paraître arrêté. »
La traversée du miroir.
Marcher sur un fil, dans cet entre monde ésotérique.
La philosophie, ici, est une porte.
L’ouvrir ? La maintenir fermée ?
Avancer à l’aveugle ?
Toutes les portes incitent à entrer.
Voir au-delà à l’instar d’une démystification.
Pénétrer à l’intérieur de soi, des autres, des battements des jours.
Dans cette correspondance, où les seuils incitent au basculement.
Comprendre ce qui se joue ici. L’enjeu métaphysique, la rencontre avec l’abîme intérieur.
Rester dans le cadre. Dans ce quadrillage, l’acuité des entendements.
Les fragments dans l’infini, ce qui advient dans la lutte de maintenir l’équilibre sur le seuil.
Le magnétisme de ce livre atypique somme les révolutions intérieures.
La force d’affronter les fausses évidences.
Les portes sans armures, dont l’invisible est à l’instar d’un masque sur les yeux.
Le réel s’évapore.
Se maintient le premier pas, l’attitude altière de la confiance en soi.
Comprendre les signaux de ces morceaux d’architecture.
Ici, aucune porte n’est blindée.
L’écriture est spéculative, ordonnée. Et c’est le mot même : époustouflante.
Les portes, cercles de feu, murailles, tremblements des terreurs ou des joies glorieuses.
La poésie surdouée de Thomas Pourchayre, qui déjoue les incertitudes, les errances, les larmes et les peurs.
La conviction de se savoir face aux choix.
Nos portes, telles des emblèmes sur nos consciences.
Tout est beau ici, au cœur des entrelacs d’une trame opérative et vibrante.
« La porte s’ouvre alors qu’il n’a encore rien fait. Une femme apparaît et il la reconnaît sans hésitation, comme si la reine du côté pile d’une pièce de monnaie lui faisait face, et sans couronne. »
« Passé un moment de fraîcheur métallique, il tente un signe de tête, mais il ne saurait juger de la réalité de son geste. »
Se laisser guider, subrepticement dans le cadre.
Le fil d’Ariane des injonctions bénéfiques.
Livre symbolique, dont les pas feutrés, s’affranchissent des vies oppressantes.
Porte qui grince ou pas. Ouvrir malgré tout l’enchantement d’une corrélation avec les fragments oniriques et engagés.
Les cycles et les nuances, les couleurs, et le vide des mémoires sourdes.
Le surnaturel à l’instar d’un pas comme une lutte contre le hasard et les doutes.
« Chaque jour. Chaque jour elle presse doucement la poignée de la porte et pousse. Elle pousse avec la discrétion d’un vent du soir. »
Choisir la porte. Échanger l’angle de vision, forcer sa destinée.
Ce texte éperdument bénéfique est signifiant.
« Un homme qui n’apporte pas sa propre lumière au moment de s’avancer vers l’autre, s’avance-t-il vraiment vers celui-ci ? »
« Et celui qui accueille un invité dans le noir, l’accueille-t-il ? »
Cabalistique, prestigieux, « Tentative de lutte contre l’infini quadrillage du monde » est profondément suggestif.
Ce livre édifice qui déploie les dualités, les métaphores, les points d’axe est un outil valeureux.
Le courage de se surpasser. Franchir l’autre versant sans lutte. « Si tu veux confirmer ce que tu comprends des mots, des gestes, du mouvement… Observe la poussière. »
Dans cette orée métempirique, « si on regardait davantage, on distinguerait des oiseaux, mouettes ou cormorans, mais le Bien n’a pas besoin de regarder : il sait. »
« Qui accusera le premier un papillon d’avoir battu des ailes dans cet aboutissement de paix si longtemps attendu ? »
Un adage : « Le cadrage contient plus d’informations que le cadre lui-même. »
C’est un livre qui ouvre la porte et donne la réponse.
Publié par les majeures Éditions Abstractions.
E. L.
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