Uashtenamu Allumer quelque chose Marie-Andrée Gill Éditions La Peuplade
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Uashtenamu
Allumer quelque chose
Marie-Andrée Gill
Éditions La Peuplade
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« Le monde est monde parce que dans la nuit des ovules ont fleuri. »
Carpe Diem !
Effeuiller les poèmes un à un.
Retenir l’instant.
Ce qui se passe au cœur du frémissement de la seconde où tout fait sens.
Tout en effusion et délicatesse, les grands thèmes de la vie s’élèvent.
L’essentialisme dans le plus bel équilibre de la langue.
Ce recueil poétique offre toutes les consolations intérieures.
À l’instar d’un collier de perles dont on égrène l’intensité du moment.
« Allumer quelque chose » « Uashtenamu ».
« Le présent et l’éternité ont toujours été assis dans cette même seconde. »
L’enjeu immense d’un battement du cœur dans l’immersion des étymologies exceptionnelles.
Ici, le macrocosme.
Tout ce qui est en haut est en bas.
Les lisières où les regards s’accordent avec ce qui fait signe et sens.
Traquer le réel, la pure joie de la confiance.
« C’est le vertige des jours simples / et j’existe remplie d’une caresse d’eau / dans le camping de tes mains / où j’ai choisi de planter ma tente. »
La mappemonde où la temporalité est l’aptitude du vivant.
« On arrive de se promener / on tes parqués devant la maison / c’est souvent là qu’on se déploie / entre le monde et le monde. »
L’éphéméride qui déploie ce que nous cherchons et trouvons sur la terre.
Adjoindre la tendresse des mots qui, ici, sont la bienveillance de l’accueil même.
La poésie est un cercle de félicité.
La création venue d’une narration au plus juste de l’affranchissement de la réalité.
« Et là on se retrouve pour barbouiller / une ligne d’arrivée d’eau dans l’ordre du jour / et laisser pousser l’évidence de prendre le temps. »
Artiste de la nation des Pekuakamiulnuatsh, Marie-Andrée Gill traduit la matière, l’essence, les sentiments, le pouvoir inné d’une concorde langagière.
Les gestuelles, l’arrêt sur image et le front du jour à l’instar d’une prise de conscience.
La poésie fervente, amoureuse, québécoise et ilnuatsh.
Le chemin qui mène à l’embrasement des rémanences.
« On veut toujours / donner plus de lumière / à quelqu’un qui lit. »
« Depuis toutes ces années / à force d’amour donné, reçu / la peur de perdre se dépose / dans mes paumes ouvertes / et brûle dans la lumière. »
« Je fais une cabane / avec un sac des chips nature / un trou pour voir passer le ciel. »
La prodigalité.
Publié par les majeures Éditions La Peuplade.
E. L.
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