L'amour ne rend pas la monnaie Christophe Esnault Éditions L'Incertain
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L'amour ne rend pas la monnaie
Christophe Esnault
Éditions L'incertain
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L'amour ne rend pas la monnaie est un lâcher de crayons de couleur.
Marcher les yeux bandés sur cette jachère fleurie.
Se laisser surprendre. L'heure est grande.
Ici, l'amplitude lucide de mini-nouvelles qui sont autant de billets nécessaires et clairvoyants.
Vous êtes le ou la destinataire, l'heureux (se) gagnant (e) d'une lecture dont l'écho révèle une authenticité altière.
Le pouvoir de l'écriture de Christophe Esnault, dont ce livre a été un vaste succès numérique en 2012 se plaçant numéro 1 des ventes (devant Murakami) ; dévoile subrepticement les intimités par un phrasé de haute voltige et sans compromis.
Les claquements de portes sur nos candeurs.
Essentialistes, tirées au cordeau, elles sont le reflet du miroir de nos tragédies, nos chutes, nos désirs.
Acidulées, parfois craquantes ou sucrées, ici, le rire est joyeux jamais caustique, quoique !
La vérité mise à nue est à l'instar du linge frais qui claque au vent et dont on aime sentir la musique jusqu'en nous.
Les entrelacs font sourire, souvent, tant le point final est inattendu.
« Un constat tragique » « J'ai supporté un repas de famille avec Brigitte sans me tirer en traitant ses parents de connards racistes. »
Sociologiques, philosophiques, psychologiques, dans cette orée intrinsèque, où l'on devine le regard affûté de Christophe Esnault sur les petits riens, les grandes importances.
Tel Diogène, libre, il sait tout des travers de l'humain, et s'amuse à nous bousculer.
Et ça marche ! L'amour ne rend pas la monnaie et tant mieux !
C'est un adage au troisième degré. Apprendre à se méfier, toujours, comme le disait Prosper Mérimée.
Ces fragments sont une délectation, à lire à voix haute, droit dans les yeux, à qui de droit.
« Il perd ses clefs » est une merveilleuse porte qui s'ouvre à nous. le pouvoir intrinsèque de dire en quelques phrases, une scène vivante, l'opportunité de la liberté.
Ne rien dire de plus. Juste, de vous glisser au creux de ces envolées littéraires qui sont à l'instar d'un tour de manège. La chance de l'instant.
Le drame et son pouvoir, nihiliste devenue.
Se sentir en posture, au garde à vous, prête moi aussi au pouvoir de ces miscellanées.
Lire Christophe Esnault c'est étreindre les bordures de nos coeurs.
Il dévoile pour nous le courage de l'action. N'hésite pas un instant à nous bousculer et à décrire tout haut dans une résonance délicieuse, nos non-dits, ce que l'on ose pas. Il nous dédie le pouvoir de l'action et décrit avec délectation, ce qui se passe en vérité dans les tréfonds de nos frustrations.
Sentir les palpitations de la vie, entre l'orage et l'éclaircie, Christophe Esnault nous invite à sauter dans les flaques d'eau et à contrer le conformisme de nos vies bien trop lisses.
L'heure est délicieuse.
Ces myriades indéniables et véritables, parfois impertinentes, libres, immensément libres et frétillantes sont à lire et relire.
Ici, toutes les clefs pour ouvrir cette part mystérieuse cachée au fond de nous-mêmes.
Le bréviaire de la vie.
« Aucun plaisir ne surpasse celui de la perte. Votre idéal, vous pouvez soutenir ce qu'il vous plaira, c'est celui-là. »
Publié par les majeures Éditions L'incertain.
E L.
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