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26 mars 2026

Le Bar des Grandes Espérances J.R. Moehringer Traduit de l'anglais par Thierry Gillyboeuf Éditions Élysande

Le Bar des Grandes Espérances 

J. R. Moehringer 

Traduit de l'anglais par Thierry Gillyboeuf 

Éditions Élysandre 

Une autobiographie de prestige, enchantée et profonde.

Un texte admirable, inoubliable, un grand classique devenu, de  par l'écriture d'un bestseller mondial, primé et traduit dans le monde entier.

J.R. Moehringer tissé la langue qui fait sens et qui conte sa propre histoire de vie.

"Le Bar des Grandes Espérances" est une oeuvre hautement littéraire, brillante et intellectuelle.

Un livre de crête initiatique et sentimental.

Chacune des pages est une exaltation à poursuivre encore et encore jusqu'à plus d'heure, la quintessence de ce déroulé absolu et unique.

"Nous y allions chaque fois que nous avions besoin de quelque chose. Ma liste de besoins personnels est longue. 

Fils unique abandonné par mon père, j' avais besoin d'une famille, d'un foyer, et des hommes. Surtout des hommes. Avant même de m'avoir comme client, le bar m'a sauvé."

Le prologue est de J.R. Moehringer lui-même, qui pose la première pierre et dévoile, "le Lieu" pour se mettre à l'abri des tempêtes de la vie.

"Steve estimait que le bar de quartier était le plus égalitaire de tous les lieux de rencontres américains."

J.R. vit seul avec sa mère célibataire. Pour compenser le vide abyssal, combler le vide, équilibrer son espace mental et affectif, J.R. écoute la Voix. Celle de son père, animateur radio. La seule attache, dans le plein du transistor. Une émission qui stimule le cœur de ce petit garçon de huit ans.

"La vie consiste à choisir quelles voix brancher et lesquelles débrancher. Une leçon que j'ai apprise bien plus tôt que la plupart des gens."

Sa mère se demande pourquoi J.R. change les stations. "Je cherche mon père." "Ma mère n'entendait pas ses plaisanteries, son charme et sa voix. Elle entendait toutes les pensions alimentaires qu'il ne lui avaient pas versées."

Manhasset, la banlieue de Long Island, le destin sans fou rire, mais l'exploration de cette fresque est la scène la plus réelle de la fraternité.

Avant tout, ce stupéfiant tissage est l'honneur de la connivence entre une mère et son fils. Une éducation qui élève son enfant.

La démonstration d'une époque où la pauvreté, les valeurs étaient un levier.

Telle la solidarité dans cette maison familiale, où le grand-père maternel se moque des codes.

Du délabrement de la maison familiale. De ses postures de Diogène. Feindre aussi la grande misère en ramassant le journal chaque jour dans une poubelle.

À moins que ce ne soit la bravoure d'un acte politique.

Un patriarche qui trompe son monde, mais qui surveille J.R. du coin de l'oeil. 

Ce grand-père est l'immersion d'un cynisme philosophique.

Dans cet épique antre, où J.R. évolue entre les passages et les courants d'air de son oncle Charlie qui va le prendre sous ses ailes.

L'histoire des hommes est ici. Dans ce cercle où le point d'appui est-ce mythique Bar des Grandes Espérances. Depuis le Dickens (une belle métaphore), jusqu'au Bar, Celui de Steve le patron et de l'oncle Charlie.

Ce bar des épreuves et des glorieuses renaissances, pour J.R.

"Steve était le Boss. Quand ils parlaient de lui, on aurait dit davantage des apôtres que des employés."

"Y'a que trois choses de sûres dans la vie. La mort, les impôts, et les barmen."

 

L'idiosyncrasie d'une Amérique où J.R. est au coeur d'une excellente camaraderie.

Le Bar des Espérances recueille les paroles à l'instar de bréviaires. Sa maturité dressée à l'équerre grâce à l'amplitude de ce bar où l'ombre de Dickens est présente.

On aime Charlie, son aura, sa stimulante affection pour ce "gamin" qui apprend le privilège de la véritable amitié.

Plus qu'un bar, c'est une arche, qui au fil des années redeviendra le "Publicans"

Et puis, au cœur de ce livre d'apothéose, un cactus essaie de se tenir bien droit. 

"Quelque chose qui fait tant d'efforts pour garder l'équilibre mérite l'administration."

J.R. vit quelques années en Arizona avec sa mère qui a voulu déménager.

Elle travaille beaucoup. Dévorante d'honneur et d'altruisme, elle est un modèle pour J.R.

"En m'envoyant à Manhasset, en m'exhortant à me lier d'amitié avec Oncle Charlie, ma mère m'avait serré d'elle même et elle-même s'était sevrée de moi."

 

Bill le gérant d'une librairie et Bud son assistant ont proposé à J.R. de travailler vingt heures semaine dans la librairie.

"Les hommes de la librairie étaient atypiques. Je ne trouvais pas d'autre mot. Ils vont t'aimer m'a t-elle dit. Tu es doué avec les atypiques.

Je n'étais pas sûre de ce qu'elle voulait dire.

Le récit est une aube nouvelle. Bill et Bud vont œuvrer pour Yale. J.R. est en apprentissage. Ils sont Babel et tour d'ivoire.

Vénérables dans cette proximité avec J R. 

"Yale est pour les enfants de toutes sortes. Un Yalie fait preuve d'urbanité a dit Bill.

Ça signifie qu'ils savent lire dans une ville.

Un Yalie est un homme du monde."

On aime l'Ère du Cercle des poètes disparus.

Cette émancipation jusqu'à la voûte du New York Time. 

"Le Bar des Grandes Espérances" est une accolade. Un livre-socle.

"IL FAUT AUTANT D'HOMMES POUR CONSTRUIRE UN HOMME SOLIDE, MON FILS, QU'IL EN FAUT POUR CONSTRUIRE UNE TOUR."

Publié par les majeures Éditions Élysande.

Traduit de l'anglais par Thierry Gillyboeuf.

Lauréat du prix Jules Janin 2022  de l'Académie française.

À noter J.R Moehringer est lauréat du prix Pulitzer.

LES GENS NE COMPRENNENT PAS COMBIEN D'HOMMES IL FAUT POUR FAIRE UN HOMME DE BIEN.

E.L.

 

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