L'âge de cendre André Bonmort Éditions Sulliver
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L'âge de cendre
André Bonmort
Éditions Sulliver
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« Histoire, d’où provient l’odeur si particulière des trois millénaires sur lesquels nous sommes assis ? »
« Histoire, quel peuple peut se prévaloir de n’avoir modifier sciemment tes accents ? »
La pierre angulaire d’une littérature vénérable.
« L’âge de cendre », un titre signifiant qui fera de vous, un lecteur différent.
La bibliothèque de notre monde, sans fausses pistes.
Un livre aux mille attaches de complétude.
La liste est longue pour honorer ce livre sublime et lucide.
André Bonmort délivre une cathédrale de méditation.
Un regard vif qui ébranle et dont on ne sort pas indemne.
Pas après pas, ce texte est le témoin critique de l’humanité.
Les cendres qui hurlent la finitude.
Dans cette orée intrinsèque où le langage coopère aux rémanences et devient un organe vivant.
La vérité devenue l’obsession cardinale d’un homme éveillé.
On écoute le chant-cendre, le bruit des égarements.
Les faillites humaines, il n’y a plus de regain.
L’heure a dépassé l’âge sans rebours aucun.
La veille d’un altruiste riche d’empathie qui cherche encore à illuminer l’obscurité.
Le délitement programmé de la planète, des mots sur les maux.
Les ombres tourmentent l’âge de cendre.
« Ils contournent sans sourciller les exclus de proximité : partout, dans les rues, ces corps implorants dans les postures les plus indécentes de la mendicité. Ces anonymes ! »
La prose exceptionnelle est civilisationnelle. Elle convoque le sens moral, l’éthique humaniste et fustige les barbaries, les indifférences.
Les responsabilités heurtées de plein fouet contre les murs des résurgences de la violence.
La sagesse albatros qui résiste. L’homme pourvoit ici au renom des fragments.
La sérénité d’une clairvoyance. L’heure d’avouer en face les errances politiques, éducatives, sociologiques, et les vertus-cendres enfouies sous les nouvelles générations.
Ce manifeste donne la parole à la terre qui tourne encore un peu, pas pour longtemps.
Le reflet kafkaïen et les déroutes de l’humain.
« A-t-on vu le désespoir revendiquer un attentat ? »
« La logique reconstituée de l’Histoire assoit leurs fondations. Encadastrés dans la géopolitique, ils s’évertuent encore à consolider leurs paranoïaques édifices. Ils les veulent toujours plus à l’écart, et clôturés, et compartimentés.
Obturés. Blindés. Antisismiques. Anti-émotionnels. Anti-utopiques.
Quand ils sont aussi inféodés à leurs murs, comment pourraient-ils seulement envisager de bousculer la moindre cloison ? »
Cette conférence rassemble l’épars, la marée-basse qui laisse venir encore pour un instant les sursauts.
Une main tendue, l’anthropologie souveraine.
La maestria virtuose. Ici, on écoute une lumière.
« Un mot jeune, un mot à oser, un mot à recommencer. Voyez comme il s’écrit : HUMANITÉ. Existe-t-il plus noble simplicité ?
Humanité… Exercez-vous à le prononcer !… Chacune de vos approches, chacun de vos appels le réconforte, le revivifie. »
Publié par les majeures Éditions Sulliver.
Comme elles le disent si bien : « Une collection de littérature francophone qui fait entendre des voix singulières, des langues où se côtoient la sensibilité poétique et la conscience politique.
E. L.
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