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20 mai 2021

Les aventures de China Iron Traduit de l'espagnol (Argentine) par Guillaume Contré Gabriela Cabezón Cámara Editions de l'Ogre

Les aventures de China Iron par Cabezón Cámara

Les aventures de China Iron

Traduit de l'espagnol (Argentine) par Guillaume Contré

Gabriela Cabezón Cámara

Éditions de l'Ogre

En librairie

ISBN :978-2-37756-093-6 

Les aventures de China Iron par Cabezón Cámara

Merci beaucoup à l'agence littéraire Trames : Camille Paulian , Sylvie Trames pour l'envoi de ce majestueux récit.

Les aventures de China Iron par Cabezón Cámara

Mon avis :

« C’était l’éclat ».

 « Les aventures de China Iron » est époustouflant. La narration voyageuse, poétique, élève notre regard au profond d’une pampa qui trace son histoire. Chevauchée sauvage, les Indiens et les Gauchos symbolisent le sanglant d’un passé mouvementé.

« Tandis que ma terre grandissait jusqu’à se faire globe, un autre monde s’est consolidé dans la charrette. Nous formions une trinité avec Liz et Estreya. » « Il n’y a qu’ici qu’une charrette peut jouir de la perspective d’un oiseau. »

Voici notre belle argentine, Chira Iron en partance dans les sillons des Indiens. Le vaste d’une errance, idiosyncrasie de couleurs, senteurs, peuples dévorés. Quête essentialiste, China Iron est libre. Pauvre, le cœur plein de promesses à bâtir.

« Des sauvages, oui, mes gens et ma pampa nauséabonde fertilisée d’Indiens et de chrétiens. »

La charrette symbolique, Liz la moitié anglaise, Estreya et ses aboiements complices. La parabole des Mages, Liz, la déracinée en quête de son bétail. On est en plongée dans un film en noir et blanc, l’émotion vive, l’intrinsèque d’un western féministe à l’instar des herbes rebelles en plein désert argentin. L’immensité à perte de vue. La gestuelle amoureuse, sans retenue, pure et comble de sincérité.

« L’amour nous renforçait face à la perception de notre propre précarité, on se désirait dans nos fragilités. »

Gabriela Cabezón Cámara encense les intériorités. Le chant d’une langue abandonnée celle des Indiens. Elle rend hommage à José Hernández et son poème : Martin Fierro- gaucho : « payador » qui chante la lutte pour la liberté. C’est l’emblème et une dédicace sublime. On aime ces résistantes, ces femmes mimétismes d’une terre éprouvée, broyée puis assassinée.

« Liz : La Nation a besoin de ces terres pour progresser. Et les gauchos, d’un ennemi pour devenir bien argentins. »

China Iron est tenace, forte, et relève le défi des intentions à l’émancipation. Elle relie l’universalité d’une Argentine blessée par les épreuves. Elle bouscule les utopies et pense l’amour sans tabou. Elle est là, altière, vive, insoumise, dévoreuse, aimante, migrante.

« Dans chaque aube, je me suis plongée. Et j’ai su la volubilité de mon coeur. J’ai voulu être la mûre et la bouche qui mordait la mûre. »

Époustouflant, initiatique, ce chef-d’œuvre est perpétuel. Son chant est le berceau de l’humanité et les êtres dans cette majestueuse trame sont si proches de nous que l’on pourrait les inviter à déguster un mathé avec nous. « Les aventures de China Iron » a fait écho en moi qui aime tant la belle Argentine, Anabela, fille de mon cœur, et Camilo et Santiago mes gauchos…

Traduit de l’espagnol (Argentine) par Guillaume Contré, publié par les majeures Éditions de l’Ogre.

 

 

 

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