Épigraphies d'un fleuve Matthieu Messagier Éditions La clé à molette

Épigraphies d'un fleuve
Matthieur Messagier
Éditions La clé à molette
En librairie

Merci beaucoup aux éditions La clé à molette pour l'envoi de cet écrin

Mon avis :
Contemporains, des photographies filigrane, les poèmes libellules, replis et certitudes,
affranchissent l’instant présent.
Observateur-boussole, le fleuve entre les mains de Matthieu Messager, la nature toit du monde, matrice et langue nouvelle. Lire les métaphores, craies de couleur, herbe regain. Ici, c’est le mot le maître, qui assigne le moment où tout se risque sur la page en advenir.
Les poèmes sont des épigraphies. Le fleuve vivifiant, gorgé de cet alphabet qui ne s’offre qu’aux regards complices.
Que ce chant est beau !
« J’écoute le sommeil des sauterelles
j’écoute l’immuabilité du cincle
j’écoute mon ancre de tant
s’accrocher définitivement
là où elle s’était forgée
de ce côté du fleuve. »
Glaneur, faucheur, le blé sur la poitrine, l’eau goutte de rosée. Écrire sans fioritures, des poèmes pour les étoiles, mutique et dans la tour de forêts… Le mystère reste entier.
La vie-cercle, mappemonde.
« Parfois on se surprend des élégances.
Qui sont plus essentielles que les talents. »
Lire la création. Comprendre le furtif.
« L’alouette d’obsessions éphémères portent tous ses yeux sur mes chaussures de Van Gogh et de daim. »
Poésies abstraites, picturales accroches et réenchantements, surprise et latitude.
« Et là, l’être silencieux de la réserve d’ellipses entre l’âme et le poème. »
Un fleuve miraculeux, macrocosme, galets et plénitude. Publié par les majeures éditions La clé à molette.